mardi 16 novembre 2010

septembre 2009 (Marchés publics)

Jardin du pacifique

Le marché public…

Quel été! Encore et encore! Hélas dans vingt et une nuits ce sera le retour des jours courts et l’éphémère plaisir de contempler l’empreinte des feuilles à la surface des trottoirs enduits d’automne. Que reste-t-il à faire septembre venu?
Je vous propose la visite de marchés publics et ce par ordre d’importance du moins de ce que j’en connais. Du jardinage aux étals du marché public, il n’y a qu’un pas à franchir et c’est un lieu tout désigné pour parler de plantes et de secrets. On m’a souvent parlé du marché public Moss, angle Fairfield et Moss. C’est pas toujours facile de les attraper ces marchés car tous, à l’exception de celui du Bastion Square, n’opèrent qu’une journée semaine et dont la durée n’est qu’environ quatre à cinq heures. Et lorsqu’il faut manger, on s’entend, il faut manger et faire ses provisions. Ce sont, si l’on peut les appeler ainsi, des marchés temporaires et saisonniers composés de petits commerçants, producteurs et artisans régionaux. J’y suis allé à deux reprises et j’avoue que Moss Market est le plus imposant de ceux visités incluant celui du célèbre Salt Spring Island’s Saturday Market.

Surprise, à ma seconde visite au marché public de la rue Moss, j’y ai trouvé une rue Moss fermée à la circulation. Une marée humaine, dans les deux directions, débordante, au-delà des trottoirs d’une rue peuplée de piétons, de poussettes et de marchettes. Moss Street Paint-in, véritable rassemblement, foule compact de Dallas Road jusqu’en haut vers Rockland. En comparaison, ce petit marché public Moss était bien disproportionné en raison de cette foule opaque aux clients potentiels. A en voir l’achalandage, j’ai compris que ces marchands de toutes sortes et fermiers producteurs, à la fois souriants et affairés, offraient le meilleur d’eux-mêmes. La dernière fois que je suis tombé dans le miel, c’était du bio de Maria, en Gaspésie. Cette fois, il provenait d’un producteur d’ici; et ce petit monsieur, au regard bleu et franc, m’a dit que son miel était le résultat d’abeilles ayant butinées fleurs de tilleul et mûrs sauvages autour d’Oak Bay et Fairfield. Plus las, un concurrent vendait moins cher le fruit de ses abeilles. A part une bonne variété de fruits, petits fruits et légumes, des producteurs l’ail nous livraient leur secret sur sa culture et ses propriétés. Enfin, plusieurs autres offraient généreusement leurs conseils et des produits de qualité.
Le second marché que je vous propose est le James Bay Community Market, assez près
du centre ville dont l’ambiance nous porte à partager une conversation avec ses commerçants et commerçantes. Tous les samedis, beau temps mauvais temps, quelques marchands de fruits et légumes de la région, certains bio d’autres pas, nous offrent des produits traditionnels, frais, en conserve ou même congelés lorsqu’il s’agit de volaille, poisson ou autres. Les marchés Moss et James Bay ont lieu simultanément et sont situés à environ trente minutes de marche l’un de l’autre.
Ici, les marchés prennent souvent l’allure de petites foires où se côtoient, fabricants de bijoux, produits de soins corporels et de textile. Nous ne retrouvons pas uniquement des produits maraîchers ou ceux de la ferme.
Comme troisième marché public, celui du Bastion Square est un concept légèrement différent, une collaboration entre chefs cuisiniers et différents producteurs des alentours. Après s’être approvisionnés auprès de fermiers/maraîchers, ceux-ci procèdent à la revente aux publics des produits dont un pourcentage des profits ira à des projets de soutien à l’agriculture régionale. Ainsi, vous aurez accès, sous un même toit au cœur de Victoria, à des produits frais, tous les jeudis et vendredis en saison.
Enfin, l’on assiste à l’émergence d’un rapprochement entre l’horticulture traditionnelle, l’agriculture et le jardinier urbain. Pendant que certains revendiquent le droit à l’élevage de poule en milieu urbain, de mini-marchés estivaux de fruits et légumes poussent ça et là, à différents endroits. Ils sont au nombre d’environ neuf, de celui du Square Centennial à celui de l’Université de Victoria, vous les retrouverez répertoriés en ligne à www.foodroots.ca A défaut d’avoir sont propre potager ou lorsque celui-ci ne suffit plus, vous aurez toujours le loisir de vous retrouver au marché public. Si c’est pour la santé, c’est...? Bonne marche et bon marché.


Normand Hébert
louisjardin@hotmail.com

Aucun commentaire:

Publier un commentaire