lundi 15 novembre 2010

mars 2010 (Des fleurs et combien...)

Aligner des chiffres fleuris…
Je me demande souvent quel est l’évènement jardinage le plus courru à Victoria? En fait, ils sont nombreux et le premier de l’année est, peut-être, celui du comptage des fleurs en février. Mais attention, cette fois, ce jeu mathématique aura lieu plutôt en mars. La direction de tourisme Victoria en avait assez de faire cavalier seul. Pas une question d’argent puisqu’il en coûtait, selon le représentant de cet organisme, que 3,500,00 $ annuellement pour gérer ce petit carnaval floral. La tâche est titanesque et reposait uniquement sur les épaules des employés/es de Tourisme Victoria. Pour cette raison, Butchart Gardens et la Chambre de commerce du Grand Victoria se sont, cette année, joints à l’évènement. Je ne suis pas féru de détails, mais je sais qu’on peut inscrire en ligne (internet) notre savant calcul, et si c’est un arbre fleuri adulte, on entre comme donnée 250,000 boutons éclos. Vous savez les petits arbustes que l’on retrouve partout à Victoria, le fameux Calluna ou Erica, Heather, un gros plant fait 2,000 fleurettes. J’en conclus qu’il y a, dans la capitale de cette province autant de fleurs ici que de zéro au déficit américain. Je préfère rester ici à compter des jonquilles.
J’imagine le plaisir que les abeilles, les oiseaux aussi, doivent éprouvés devant un tel spectacle sur lequel butiner. Ça me fait penser aux milliers de bulbes de tulipe que les autorités hollandaises nous acheminent bon an mal an. Et cette année, on s’apprête à fêter l’édition spéciale « Libération » du 65e anniversaire de ce coup de tulipes de la Région de la capitale nationale canadienne.
À Victoria, je crois que c’est celui qui à lieu à tous moments, ça et là, un peu partout dans ce paysage quotidien qui en fait un événement incontournable. Pour les autres tours guidés ou pas, il faut se déplacer et parfois payer des droits d’entrée. Ici, je parle des tours, mini ou grands. L’an passé, en fin d’été, j’ai visité une cour arrière spectaculairement aménagée en sorte de jardin nourricier, que l’on appelle en anglais Kitchen garden,ou food garden. Pour 20,00$, on peut s’inscrire et participer à ce genre de petit tour style agriculture urbaine.
La prochaine démonstration florale, si je peux vous suggérer un endroit, c’est le jardin Finnerty de l’Université de Victoria. Il y a de tout et surtout des rhododendrons et des azalées, genres réputés pour sol acide. Mais revenons à mon sujet initial. J’ai visité deux événements cette fin de semaine dernière. Le premier, c’est le Salon de l’habitation ou Home and Garden show au Save- On- Foods Memorial Centre. J’ai été déçu du peu de participation du milieu horticole. Il y avait la pépinière Russell, une autre de Duncan et une troisième dont le nom m’échappe. C’est tout ou presque. Toutefois, une excellente présentation de Jeff de Jong, responsable au jardin Abkazi, actif sur la scène horticole et les ondes radiophoniques à Victoria, dont les propos concernaient les nouvelles tendances, le jumelage de l’ornementale et du culinaire. Pour le reste, et en majorité, ça concernait la rénovation domiciliaire.
Mais l’évènement très courru a été la Fête des semences, connue sous le nom de Seedy Saturday. Il y avait foule et des conférenciers de marque dont Bryan Minter, Carolyn Harriot, tous deux traitant de révolution végétale planétaire jusque dans votre assiette. Philip Young, des jardins Glendale, nous a parlé avec simplicité et conviction du comment et pourquoi entretenir ses arbres fruitiers. Si manqué, à mettre à votre agenda 2011… et bons semis!
Normand Hébert
louisjardin@hotmail.com

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