lundi 15 novembre 2010

mai 2010 (Hedera Helix et Vinca Major)

Les deux espèces…
Dans certaines régions du pays moins tempérées que la nôtre, on met parfois temps et argent à cultiver des plantes qualifiées d’envahissantes sinon d’indésirables dans nos jardins de la côte ouest. La première que j’ai rencontrée récemment porte le nom latin Hedera Helix et se retrouve fortement répandue à Victoria comme à Vancouver, et dans les Îles du golfe dont Saturna avec certitude. On pourrait lui donner l’épithète de bourreau des arbres, car ce lierre anglais, english Ivy, muni de racines aériennes est d’une vigueur étonnante. Il réussit lentement à supprimer sur son passage toute végétation étrangère. Non sans raison qu’on le compare à une liane, car ce lierre commun peut en quelques années parvenir à couvrir de son feuillage dense et persistant, un arbre haut de 15 mètres et ensuite, poursuivre sa course aérienne sur des fils électriques. À certains endroits à Vancouver ou ailleurs, il remplace la pelouse et on le contrôle en faisant usage d’un puissant taille-bordure, à essence de préférence. Dans les régions plus froides du pays, cette plante survit sous une couverture de neige et lorsqu’elle tente de s’agripper à un arbre ou toutes autres structures, le vent glacial en limite son développement aérien. On recommande de la cultiver en contenant comme plante saisonnière.
La seconde plante à racines traçantes qui nécessite de votre part une vigilance particulière s’appelle Vinca Major, grande pervenche en français et periwinkle, vous aurez deviné, en anglais. Vous comprendrez que j’utile le nom latin par volonté d’exactitude, car l’hybridation actuelle engendre beaucoup de confusion dans le monde des plantes. Une autre plante porte le nom de periwinkle et c’est une plante intéressante, mais différente. Elle s’appelle Catharanthus roseus. Il y en a même une autre et c’est la Vinca Minor. Ces deux espèces ne font pas partie du groupe de plantes, il y en a douze actuellement, proscrites par un organisme reconnu du Grand–Vancouver le GVIPC. Cette plante considérée comme indésirable produit à ce temps-ci des fleurs couleur lavande attrayantes. Le problème, lorsque le Vinca Major s’installe dans un lieu comme un muret de pierres, il devient vite dominant jusqu’au point où votre muret en question devient inapparent. À nouveau, ailleurs au Canada, on l’utilise comme une annuelle retombante dans la composition des paniers suspendus. Le Vinca Major est non rustique dans le reste du pays. Si vous recherchez des plantes pour stabiliser des berges et réduire l’érosion, il existe le Raisin d’ours Arctostaphylis uva-ursi kinnikinnik, le Salal ou Gaultheria shallon (fruits comestibles délicieux), le Quatre-temps Cornus Canadensis ou Bunchberry . Ces plantes tapissantes ou couvre-sol indigènes serviront en remplacement aux plantes à éliminer de votre jardin ou tous autres espaces. La méthode d’éradication recommandée demeure mécanique, c'est-à-dire manuellement sinon au moyen d’un herbicide biologique de préférence.
Enfin, pour terminer et dans un autre ordre d’idées, la réflexion du mois : « Le potager, premier pas vers l’équilibre alimentaire ». Le temps des semis est à toute fin terminé, c’est le moment de penser à mettre en terre ou en pot vos plants de légumes. C’est de la chaleur et du soleil qu’il nous faut, disent-ils.
Bon jardinage!

Normand Hébert
Horticulteur/consultant
louisjardin@hotmail.com

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