lundi 15 novembre 2010

avril 2010 (Lavande)

Après l’hiver…
Il existe une plante très en vogue que l’on cultive en raison de ses feuilles oblongues persistantes et aromatiques, ses fleurs sont parfumées, uniques et sa floraison prolongée. Longtemps, cette culture fut absente de nos jardins et je crois tout simplement par ignorance. Aujourd’hui, autour de l’aéroport de Victoria, elle est produite sur une base commerciale. Séchées, ses fleurs mises en sachets donnent au linge une odeur agréable, et en plus entrent dans la composition des pots-pourris.Tenace, elle croît presque partout au sud du territoire canadien.
C’est une plante de peu d’entretien pourvu que son milieu compte six heures d’ensoleillement ou plus et son sol bien drainé. Une seule semence peut parvenir à s’établir entre deux pavés ou parmi des galets et se développer. Enfin, on pourrait même lui attribuer le titre de plantes pionnières comme on les désigne dans des régions forestières. Dans nos jardins, elle est cultivée en isolé, car elle peut atteindre un mètre de diamètre en l’espace d’une dizaine année. Également, en plus d’être répulsive auprès de certains insectes, elle peut servir à délimiter un potager ou de petits jardins thématiques tels que culinaire, médicinal et aromatique. Une plante de ce genre peut bénéficier de soins sophistiqués ou tout simplement être abandonnée à son sort.
Si vous détenez un jardin ou un espace dans ce dernier, où vous pouvez vous faire bronzer au soleil, c’est tout à fait la plante idéale; surtout si vous êtes du genre jardinier paresseux, ou autrement, un adepte du voyage. Il y a plusieurs années, lors d’un voyage en auto dans un État de l’Est américain, je m’en souviens encore; cette plante dont je vous parle et que le nom va me revenir, m’est apparue, pour la première fois, cultivée sur tige et à quatre à cinq fois son prix en magasin. Mais vous auriez dû voir le spécimen. D’un mètre de haut, très droit et accompagnée d’un tuteur de bambou rigide, cette plante largement cultivée en Provence, s’était, par main d’homme, métamorphosée en produit végétal vedette. Taillée avec minutie, on avait fait de cette dernière, une plante élégamment érigée contraire à son port naturel. Tout comme un pommier, abandonné à lui-même, il ne produira surtout que du feuillage, des fruits tachés et souvent dévorés par les insectes. Il en est de même pour ces plantes, lorsqu’en touffes et négligées, ont tendance à se déformer en vieillissant. Pour terminer, un conseil au sujet de la taille, elle se fait sévère le printemps et nom à l’automne. Ainsi, vous accomplirez en un rien de temps les soins requis et obtiendrez en peu de temps un plant vigoureux et des fleurs en abondance. Mais comment se nomme-t-elle déjà… c’est en perdre son latin. Ha! oui, Lavandula comme dans essence de lavande.
Bon printemps!
Normand Hébert
louisjardin@hotmail.com

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