mardi 7 mars 2017

Magazine Entr'aînés*



L’observateur et le jardineux
Aujourd’hui, 6 mars et à l’heure matinale que je vous écris, depuis l’île de Vancouver, il fait -1c. Pas chaud mais lumineux. Que nous habitions en région maritime ou plus vers l’intérieur: Nelson, Kamloops, Prince george, Kelona ou ailleurs en C.-B., le printemps est en marche. Vers quoi? Vers nous tous.

Que faire? Depuis quelques semaines, nous notons la présence de semenciers dans de nombreux commerces: Semences McKenzie, West Coast Seeds et j’en passe. Est-ce que cela signifie qu’il faut débuter nos semis extérieurs? Évidemment, la réponse est non. Mais pour les pois? Oui, vous pouvez. Les tomates? Je les partirais début avril, à l’intérieur, il va de soi. Comme vous voyez, tout dépend de ce que vous désirez faire pousser. Je le dis, c’est bien connu, l’activité jardinage est parsemé de surprises.

Mais pour le moment, les idées ne cessent de fleurir. C’est bien normal puisque faire pousser chasse l’ennui ou le cafard. Il faut croire que l’intérêt ne fléchit pas puisque, année après année, on nous rappelle avec imagination qu’il y aura pour chaque printemps, du jardinage, et du vivant à faire croître à consommer, et pour pousser la note: à écouter. Les sons de l’écologie. Les rainettes faux-glillon, les grillons. Quel autre sujet fascinant pour ceux ou celles qui s’intéressent au concept d’écologie profonde défendu depuis des décennies par le norvégien, Arne Naess.

Mais d’ici mai que faire? De la lecture, assister aux événements qui mettent en vedette l’activité jardinage et ses composantes. Déposer sur papier vos idées, prioriser, dessiner une esquisse, un plan. Et si l’attente vous démange un peu trop? Alors tournez-vous vers la germination sur le comptoir de cuisine. Rapide, facile, une variante du potager traditionnel.

Et pour ceux ou celles qui se sentent peu interpellés par cette activité si populaire, dites-vous que s’asseoir sur un banc, peut être, en partie, aussi gratifiant que de jouer dans la terre.

Normand Hébert

* Texte paru dans le Magazine Entr'aînés de l'AFRACB

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