vendredi 29 janvier 2016

Réverbère022016

Chronique-moi
À ce temps de l'année, j'en suis à de simples réflexions au sujet de cette hausse appréhendée et dérangeante du prix des fruits et surtout, celui des légumes. J'en ai pour cause de ces messages médiatiques, en boucle, qui nous font voir le côté à moitié vide ou à moitié rempli du panier d'épicerie. Où sont passés les produits frais abordables? Couper, couper, couper ! Oui, mais par où commencer? Nous ne sommes pas tous friands de bouffe en boîtes de conserve. Il est beaucoup plus agréable de saisir des aliments frais qu'une boîte métallique. Le plaisir éprouvé dans l'expérience d'achat est grandement amoindri devant une pareille boîte... en métal. J'avoue que devant tout ceci se trouve un passionnant débat.
D'une part, les aliments importés le sont à prix fort et d'autre part nous avons entre les mains un dollar affaibli. Bon, il est vrai à entendre ce refrain économique, quelqu'un quelque part à étudier la question. Et continue…. Mais nous, nous sommes guidés par une voix intérieure lorsque vient le temps de tendre la main. Cette dernière est parfois hésitante, vivement partagée entre porte-monnaie et santé. Pour cette raison, qu'à chaque année lorsque vient le temps des souhaits, souvent nous disons : santé et prospérité. Peut-être que l'un ne peut vivre sans l'autre.
Alors, pour se libérer la conscience, de l'exercice et du passe-temps. Il est recommandé que le plus grand nombre parmi nous s'adonne, à sa mesure, à une activité. Pourquoi pas la pratique du jardinage? Plus facile à dire qu'à faire. Je m'incline honorablement. Cultiver ses légumes, c'est bon pour la santé, mais peut être épuisant. Des histoires nous l'enseignent. Cependant…

Malgré tout, un phénomène prend de l'ampleur. De fait, l'agriculture urbaine* adaptée à notre condition respective est en mode pleine croissance. Elle se fait déjà à petite échelle et deviendra dans un proche avenir une tendance forte. Pour ce, il y a du chemin encore à parcourir. Vrai, il y a des terres agricoles environnantes qui assurent en saison un approvisionnement appréciable. Mais hors saison, qu'en est-il? Nous sommes contraints à dépendre de voisins au sud de la frontière. L'argument est le suivant : une production sur un territoire en grande partie nordique refroidit l'ardeur maraîchère ou entrepreneuriale.
Toutefois, il existe, pour quelques produits, un approvisionnement à l'année. C'est vrai pour les carottes, les pommes de terre, les navets. Mais ceux-ci côtoient la rude concurrence de produits semblables importés. Pour le reste et davantage loin des centres urbains, l'offre se resserre. Je suis toujours étonné de voir sur les étals des marchés, trois petites à moyennes betteraves ficelées de Californie pour trois dollars. Et conséquemment, qu'en est-il des poivrons multicolores, des mange-tout d'Asie, des asperges de l'autre Amérique, des laitues US, du brocoli mexicain, et de l'artichaut inconnu? À vos semis, si le cœur vous en dit. C'est peu forçant et sans cesse divertissant. Ces deux sites informatifs et cet événement grand public**, j’ai bon espoir, vous assisteront.

* http://agriculturemontreal.com/partir-des-semis
* http://www.cityfarmer.org/
** Seedy Saturday, Seed &Garden Show, Victoria Conference Centre, 20 février, 10h à 16h.

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