lundi 30 septembre 2013

Réverbèrenovembre2012

Les Amis du jardin....
Bonjour ! Je suis à nouveau rentré dans mon énorme île de Vancouver, fond sud, dans son bout, devant les pics de neige. Je m'arrête, sinon je me retrouve à la mer.
Que peut bien faire un jardinier ou un horticulteur en vacances. Voyager et visiter. Cette fois, je me suis dit : j'y vais. J'ai assisté à deux festivals, le Festival international de poésie de Trois-Rivières et l'autre, le FIL pour Festival international de littérature qui se passe à Montréal. On se comprend, les fleurs, la poésie, la belle nature, le jardin, le bouquet de la mariée. C'est toute la même affaire. Ça fait rêver et parfois des bonnes odeurs sont au rendez-vous. À cette jolie énumération poétique, je me souviens, une fois mon permis obtenu, m'être retrouvé à faire quelques bonnes applications d'herbicides, d'insecticides ou de fongicides. Du gentil jardinier, j'étais devenu un vilain manipulateur de produits chimiques de synthèse et biologiques par la suite. Vous me suivez, poésie fleurie d'un bord et chimie qui tue le champignon ou l'insecte sur le pissenlit. À l'ombre du poète sommeille le guerrier.
Mais pour revenir à mon sujet, c'est pour cette raison que le mois dernier, ma chronique horticole présentait une jeune poète ou poétesse québécoise du nom de Marie Uguay, décédée en 1981, d'un cancer à 28 ans. À Trois-Rivières, je n'y ai pas trouvé de jardin rue des Forges mais une symphonie poétique dédiée à l'automne.
À Montréal c'était autrement. Je n'avais pas mis les pieds dans cette vénérable institution muséale depuis trois ou quatre ans. Je veux dire le Jardin botanique de Montréal. À l'entrée principale du Jardin, des centaines voire quelques millier de bulbes de tulipes attendaient dans une symétrie renouvelée, d'être enfoncés dans une terre fraîchement retournée, à une profondeur de 15 cm. Des outils ajoutés au fond d'une brouette attendaient le retour des jardiniers de leur pause-midi. À ma sortie du Jardin, tous les bulbes étaient disparus, ou presque. Une bonne douzaine de jardiniers-élèves accroupis et accompagnés de leurs professeurs, finalisaient cette activité pratique. Il y a vingt-cinq ans, je me souviens, j'étais du nombre.
Ce grand Jardin est composé de nombreuses serres ouvertes au public recréant les zones climatiques de notre planète en plus de compter une serre thématique d'expositions lors de fêtes telles: Halloween, Noël, Pâques et autres. Enfin, il y a la Maison de l'arbre située à l'extrémité nord-est du Jardin, édifice moderne et sobre avec une imposante collection, dans une cour intérieur et sous haute surveillance, d'arbres nains (sorte de bonsaï) d'essence d'Amérique du Nord.
De retour à l'intérieur , la salle d'exposition Alain Stanké et son livre-sculpture Roman des bois impressionne. À voir... et à lire! Des citations bilingues mais attention non traduites. À chaque culture sa créativité. Pour le reste, il y a le jardin chinois qui fête ses 20 ans de lanternes magiques. Voisin de ce dernier, on découvre le jardin japonnais. Puis, il y a de multiples autres sections à découvrir, une boutique et un resto.
Découverte ? Oui, mais attention, un grimpant agressif qui produit des fleurs mâles et femelles sur le même plant. C'est donc un cultivar hermaphrodite dans sa nature de plante. C'est le Célastre du Japon ou plus précisément Celastrus scandens 'Revolution d'Automne Bailumn'. D'une fructification abondante, ses fruits sont remarquables et doublement plus gros que ceux de l’espèce. Il porte aussi le nom de bourreau des arbres.

Enfin, pour terminer sur une note rose lumineuse, Colchicum automnale pour colchiques d'automne. Ils sont en fleurs, un rare bulbe qui donne présentement sa touche pastelles sur fond de grisaille.
Pour les nostalgiques, vous pouvez relire sur mon blogue les chroniques horticoles antérieures.
Joyeux mois de novembre !

Normand Hébert


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