vendredi 4 novembre 2011

Édition novembre2011

11 111 et des feuilles…


On commence à penser parapluie et un peu moins verres fumés. Ce mois-ci, c’est le festival des feuilles et en prime une palette de couleurs. C’est un bon deal pour le prix. Elles ne font pas que tomber les feuilles, elles repoussent le printemps suivant suite à une lente agonie. En gros, elles se décomposent naturellement ou mécaniquement et compostées, elles reprennent la route toute naturelle de la matière végétale. Et plus tard métamorphosées, elles renaitront autrement, ailleurs, comme nous, peut-être.
En lisant l’infolettre « Connect » publiée par la Ville de Victoria, j’apprends textuellement que les feuilles ici sont en résidence «residential leaves ». Comme quoi la langue peut-être à la fois redoutable ou inoffensive. Pour moi, les feuilles naissent dans le ciel et meurent inexorablement dans la rue. La collecte de ces déchets par les employés municipaux, qu’ils soient déposés en vrac ou dans des sacs biodégradables, débutera le lundi 14 novembre (juste avant les élections scolaires et municipales du 19) et prendra fin début janvier 2012. Si vous êtes embêtés, vous pouvez faire le 250.361.0600 pour assistance. Une voix humaine devrait être en mesure de vous répondre sur-le-champ.
Au sujet des villes voisines, c’est souvent vers le garage municipal qu’il faut se diriger et le service est gratuitement offert à ses résidents. L’autre formule, c’est de composter soi-même, feuilles, déchets de jardin et de table excluant le non-végétal. À partir de 2013, tous les déchets de table seront pris en charge et intégrés à la collecte des déchets domestiques (à Victoria). La voie vers le recyclage et la récupération est libre. Restera à nous convaincre de réduire notre consommation surtout celle dont la source est fossilifère. À l'âge du texto et du téléphone intelligent, n'aurons-nous pas d’autre choix, et d’en parler.
La question du jour, en cette troisième saison est devons-nous ratisser le terrain à l’automne ou laisser tout sur place et attendre au printemps? Un conseil, votre espace jardin ne peut se transformer et devenir un site de compostage à ciel ouvert. La décomposition de la matière végétale est trop lente et le dépôt prolongé de celle-ci entrave les opérations d’entretien. L’apport en matière organique est essentiel, mais sous une forme plus assimilable, c'est-à-dire déjà décomposée et facile à incorporer au sol. Pour ceux qui se refusent à intervenir et préfèrent laisser la nature faire son œuvre, le résultat est comparable à la vie en forêt. C’est très harmonieux et respectueux du cycle naturel, l’écologie. Mais, considérant que l’activité humaine se passe en milieu urbain, nous devons admettre que notre présence et notre mode de vie s’accommodent tant bien que mal avec le rythme que l’on observe dans un écosystème forestier.
Dans cet esprit, le jardin anglais vise à se rapprocher de l’idée d’une nature pure, intacte et luxuriante. Une manière de faire amende honorable. Au contraire, le jardin dit latin porte en lui le germe de la soumission, le désir de dominer la nature, l’assujettir à l’homme.
En conclusion, si nous désirons améliorer la propriété physique d’un sol, ce sera avec des amendements et des engrais. Indirectement, c’est ce que font ces feuilles qui tombent une à une. L'aspirateur géant des cols bleus municipaux sillonne nos rues à la conquête de cette énergie, le feuillage multicolore.
Normand Hébert
louisjardin13@gmail.com

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