jeudi 10 mars 2011

mars2011 (Des roses et des ronces)

Des roses et des ronces
Dans le vieux jardin de la résidence cossue de la rue Kings, on retrouve des plates-bandes ceinturées de grosses pierres vêtues de mousses et deux rosiers vieillissants. Non loin, des ronces tentent à leur manière agressive, de dévorer l’espace et pour en retour, à l’automne, rendre ses petits fruits. Roses ou ronces, ils sont tous deux de la famille des rosacées et pointus. Sous notre climat maritime, le monde végétal a cette manie de vouloir, au fil du temps, tout recouvrir. Heureux mariage, d’algue et de champignon, la mousse verte est si agréable en regard de ces voisins épineux et enchevêtrés. Voilà pour cette petite matière verte, venue en toute spontanéité s’infiltrer au cœur de notre environnement. Mais pour les rosiers et les ronces, je vous préviens et vous dis : en garde!
Deux grimpants
Je disais donc m’être retrouvé quelque part dans le voisinage du haut Fernwood devant deux rosiers grimpants. Il se trouve qu’on les avait plantés à l’intérieur d’une sorte de cage en bois, de bon goût et durable, servant d’appui à leur croissance, et tout en nous protégeant contre ses longues tiges. À y réfléchir, c’était bien penser, considérant qu’aujourd’hui, on achète des treillis préfabriqués moins robustes, tandis qu’à l’époque, on fabriquait du sur mesure. Je l’ignore, mais pour aucune raison au monde je ne laisserais un rosier à l’abandon. Il doit donner ou périr. Durant plusieurs mois, je me suis attardé à besogner dans ce jardin sans toutefois porter attention à leur présence. Il y a tant à faire. C’est sans doute la présence soudaine et incertaine du soleil en leur emplacement qui me fit, cette fois, accorder une attention particulière à ceux-ci.
Conditions de culture
Pour obtenir une production enviable, un rosier doit se retrouver dans un lieu abrité avec une bonne circulation d’air et un ensoleillement matinal de préférence. Ces derniers tolèrent mal la présence d’autres végétaux. Ils font bien avec une bonne dose de matière organique, un sol désherbé, bien drainé, et encore de l’eau. Enfin, les rosiers requièrent une taille annuelle et le plant doit compter tout au plus cinq tiges vigoureuses. Un rosier à multiples tiges frêles est peu florifère et ennuyant à regarder. Retenez ceci, votre rosier doit produire des fleurs parfumées, vous offrir la possibilité de récolter un bouquet durable, lesquelles conserveront une couleur vive. Pour cette raison, vaut mieux bien se renseigner avant d’entreprendre la plantation de rosier, ou d’une roseraie pour les passionnés. J’ai déjà eu des rosiers, en nombre limité, mais je me souviens de ceux-ci comme généreux de leur nature.
Tendance
De nos jours, je crois que les rosiers sont moins en vogue. Ceci étant pour des considérations environnementales. D’un, ils requièrent des soins supérieurs à la moyenne des plantes, surtout si vous avez affaire à des hybrides de thé. De deux, ils passent pour des plantes peu écologiques par les temps qui courent et les produits d’entretien sont onéreux. Devant l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique, j’ai remarqué que des plates-bandes entières ont été dépouillées de leurs plants de rosier. Plus rien! Pourquoi? Je pense qu’ils avaient fait leur temps. Je suis sans raison officielle pour l'instant, mais je devrais être en mesure de vous en reparler le mois prochain. Le temps est au changement, et drôle de coïncidence le personnel politique de la province est également en mode renouveau. Assurément, la réponse viendra.
Normand Hébert

1. La rose ‘’Constance Spry’’
2. Cynorhodon, fruit du Rosier l’églantier

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