lundi 15 novembre 2010

octobre 2009 (l'ail tout court)

Au tour de l’automne…
Vous voyez depuis bientôt vingt-cinq ans, et pour certains, depuis des siècles, l’on porte une attention toute particulière aux fleurs, aux arbres, à la pelouse; en somme, à tout ce qui verdit notre belle planète, abeilles comprises. Et ce qui est tout à fait tendance de nos jours, c’est le légume ; et tout ce qu’il peut nous procurer de bien être et de paix intérieure. Je ne veux pas vous catéchiser; mais je remarque.
Lorsque j’étais plus petit, on avait un potager (on disait au Canada : jardin) dans lequel poussait que des choses à manger. Évidemment, ce n’est pas moi qui s’en occupait sinon que d’aller cueillir à la course, deux tomates, rouge de préférence. Durant des décennies, hélas! Le potager ne répondait plus à la norme. La piscine sous ou sur terre, les mobiliers de jardin et autres se sont imposés victorieux dans l’espace réservé à la cour. On avait tout et de partout à l’épicerie et à bon prix. Pourquoi cultiver et pourquoi se cultiver à manger? Aujourd’hui, c’est le retour du pendule et on tente de passer le message qu’il est peut-être préférable et plus sage de s’agenouiller au pied de son petit potager et récolter la joie de notre effort. En ce XXI siècle, et de prospérité, on quitte la maison avec nos sacs vides se procurer l’indispensable.
Longtemps plus tard, l’ail est sorti du néant et j’ai commencé à m’intéresser à cette culture. Je savais qu’on faisait beaucoup d’efforts en Ontario et dans la région de l’Île de Vancouver à développer cette production absente au Canada mais abondante aux USA (Gilroy) et en Chine. Je vous l’assure, la culture de l’ail à Victoria est une pratique tout aussi simple que de se procurer quelques graines de persil et les déposer sur un terreau de culture et, finement recouvertes de ce dernier. D’accord, ensuite, il faut arroser. L’ail est une plante de zone froide qui peut très bien se récolter de notre île à l’Île du Prince-Édouard. Octobre et novembre sont la période idéale de plantation. Mais, pourquoi? C’est que l’ail, tout comme le bulbe de tulipe déploie ses racines à basse température. La gousse ou caïeux simple que vous plantez à quatre cm de profondeur aura développé cent jours plus tard un bulbe réunissant plusieurs gousses, entre cinq et neuf. Ses conditions de culture sont à l’opposé de ce que demandent le basilic et la tomates, plantes de chaleur, trio incontestable et indissociable.
Pour éviter toutes complications, planter l’ail en élévation, dans des bacs de trente cm de haut, d’un mètre de large et six de long. De plus, le lieu doit être très ensoleillé, son sol bien drainé et riche en matières organiques. Je tiens à vous prévenir, il se peut qu’une maladie fongique puisse survenir, et vous décevoir. Une sorte de pourriture du plateau le Sclerotium cepivorum est de plus en plus répandue dans le sol. Si votre lieu est intact et votre fournisseur fiable, vos chances de perdre votre récolte seront minimes.
Enfin, en plus de l’ail, il est encore temps de semer des épinards, et sous abri, toutes sortes de légumes-feuilles croustillants. Ainsi, vous pourrez vous adonner au jardinage d’hiver et défier limaces, escargots et coups de froid inattendus. Et, tard en automne, si vous êtes saisis d’un soudain découragement, tournez-vous vers la germination, les lentilles, les arachides, les tournesols, les fèves mung et autres, votre ultime jardin intérieur. Bon mois d’octobre et au suivant.

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