lundi 15 novembre 2010

novembre 2009 (Dans les bulbes...)

Dans les bulbes…
Des bulbes en toutes saisons et surtout en novembre où tout est dans un état de somnolence et d’humidité, voilà l’activité idéale pour se remonter. Et hop! En général, c’est en cette période de l’année qu’on se pose la question à savoir dois-je me procurer ou pas quelques bulbes exotiques.
Si oui, il fait admettre que le résultat ne sera pas soudain et qu’il faudra bien vivre quelques mois dans l’attente du spectacle en couleurs. Plus souvent qu’autrement, on achète des bulbes dans le but de s’offrir, ou d’offrir au voisinage, une palette de teintes toute personnelle. Vous pouvez acheter neuf bulbes de tulipe gros calibre et créer un effet véritable, qu’ils soient plantés en pleine terre ou en pot. Et si vous êtes emportés par la culture des bulbes, en plus d’être une nature impulsive à la vue de photos tout aussi inspirantes que subversives, allez-y pour une caisse de plusieurs dizaines. Des bulbes, ça se plantent serrés à une profondeur qui joue entre trois et neuf cm.
Je vais délaisser le bulbe de la tulipe et m’attarder à un en particulier, l’Hippeastrum, mieux connu sous le nom d’amaryllis. J’avoue dès le départ que ma petite collection d’amaryllis a été presque entièrement décimée par une pourriture du bulbe. Ces bulbes sont très fragiles au froid et à l’humidité excessive et il s’en est suivi d’une destruction du bulbe à sa base et de ses racines. Donc, dès septembre rentrez-les à l’intérieur. La majorité de nos amaryllis sont des cultivars issus de croisements d’espèces provenant des Amériques, centrale et du Sud. Et des cultivars, on en retrouve sur le marché, année après année, en abondance.
Si vous désirez les conserver durant plusieurs années, il y a quelques petits trucs à suivre. Comme vous le savez sans doute, on plante ce bulbe à tunique (l’enveloppe brune) dans un terreau ordinaire composé de mousse de sphaigne, de perlite et un peu de vermiculite. Personnellement, je préfère le pot de grès à celui de plastique question de stabilité, étant plus lourd. J’ai remarqué qu’au Jardin botanique de Montréal on les cultive parfois dans des pots de 25cm de diamètre afin de sauter quelques opérations de rempotage et de permettre la production de jeunes caïeux, lesquels, à leur tour fleuriront. La réussite dans cette culture se situe dans la fertilisation. Tout au long de son développement, il faut fertiliser l’amaryllis deux fois par mois. Je vous conseille de fertiliser en utilisant un engrais soluble, en alternance, avec du 20-10-20 du 15-5-15 ou du 15-30-15. Aussi, vous pouvez faire usage d’un engrais à dégagement progressif en début de croissance.
Une fois la floraison terminée, vous continuez à fertiliser jusqu’à l’automne même si votre plante passe l’été dehors. Il faut cesser l’apport en eau durant trois mois et mettre au repos à 15 Celcius; ensuite, à une température de 20 à 22 Celsius, après plusieurs semaines elle refleurira au début du printemps. Si vous choisissez de procéder à un rempotage, manipuler délicatement les racines, faites l’ajout de nouveau terreau et reprenez les soins comme s’il s’agissait d’un nouveau bulbe. Voici trois cultivars remarquables : Amaryllis ‘’Mont-Blanc’’, amaryllis ‘’Lady Jane’’ rose à double pétales, enfin, spectaculaire, l’amaryllis ‘’Furore’’.
Bon mois de novembre!

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